À moins de 50 mètres du canal Saint-Martin, une pâtisserie joue les audaces. Vous y trouverez des parts de pizza à prix doux, des viennoiseries salées et le vrai maritozzo romain. C’est étrange, délicieux et parfaitement assumé.
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Un laboratoire italo-français en plein 10e
La boutique mêle la technique de la boulangerie française et les recettes de la Botte. Le comptoir affiche de larges plaques de pizza vendues à la découpe. Comptez environ 6€ la part. Les garnitures changent selon les légumes du jour. C’est simple et très vivant.
Le chef, d’origine italienne, joue avec les frontières. Un dessert hybride détourne un dessert classique pour le transformer en objet de pâtisserie. La maison affirme que tout est préparé sur place, à la main. On le sent dans les textures et les parfums.
Ce qu’il faut goûter au comptoir
Le rayon des en-cas surprend. Les classiques français côtoient des inventions salées. Voici ce qui attire le plus l’attention.
- Pizza à la part : grandes plaques, découpe généreuse, garnitures de saison.
- Croissant farci : pâte feuilletée classique, puis farce chaude de champignons, aubergines confites et scamorza fumée.
- Emmentaline : visuellement comme un pain au chocolat, mais salé et enrichi de fromage.
- Cannoli : coquilles croustillantes, crème généreuse et parfums italiens.
- Maritozzo : grosse brioche ronde, remplie d’une crème fouettée légère. C’est l’un des musts.
- Glace à l’huile d’olive : fraîche et surprenante, elle conclut bien un repas en terrasse.
Recette simple : préparez des maritozzi à la maison (pour 8 pièces)
Si le vrai vous tente, voici une version accessible. Les quantités suivent une pâte enrichie classique et une crème chantilly légère.
Ingrédients pour la pâte
- 500 g de farine de type 55
- 80 g de sucre
- 8 g de sel
- 2 œufs
- 200 ml de lait tiède
- 10 g de levure sèche de boulanger (ou 30 g de levure fraîche)
- 100 g de beurre doux ramolli
- zeste d’une orange (facultatif)
Ingrédients pour la crème
- Gâteaux plus légers : en Corse, on remplace le beurre par un ingrédient inattendu et la texture reste tout aussi fondante›
- « Attends, c’est un cake ou une brioche ? » : à chaque apéro, mes invités hallucinent devant la texture de ce chorizo-chèvre ultra-fondant›
- Une pâte, des tomates juteuses, un fromage qui file : la recette inratable que je prépare quand je n’ai pas envie de cuisiner›
- 300 ml de crème liquide entière très froide
- 40 g de sucre glace
- 1 cuillère à café d’extrait de vanille
Préparation
- Dans un bol, mélangez la farine, le sucre et le sel. Ajoutez la levure dans le lait tiède puis incorporez aux ingrédients secs.
- Ajoutez les œufs et pétrissez 8 à 10 minutes jusqu’à obtenir une pâte lisse. Incorporez le beurre en petits morceaux. Pétrissez encore 5 minutes.
- Couvrez et laissez lever 1h30 à température ambiante. La pâte doit doubler de volume.
- Dégazez la pâte, formez 8 boules de 80–90 g. Placez sur une plaque, couvrez et laissez lever 45 minutes.
- Préchauffez le four à 180 °C. Badigeonnez de lait et enfournez 15 à 18 minutes jusqu’à belle coloration.
- Laissez refroidir. Fouettez la crème très froide avec le sucre glace et la vanille jusqu’à obtenir une chantilly ferme.
- Coupez les brioches presque en deux, sans séparer complètement. Garnissez de chantilly à la poche.
Vous obtenez des maritozzi moelleux et généreux, très proches de ceux dégustés à Rome. Servez frais.
Pourquoi aller chez Di Giù maintenant
La proximité avec le canal Saint-Martin rend la pause encore plus plaisante. Une part de pizza à la main, une glace à l’huile d’olive ensuite, et vous voilà plongé dans une promenade gourmande.
Le rapport qualité-prix est honnête. Les recettes restent artisanales. Les associations sucré-salé, comme le croissant à la scamorza, surprennent mais fonctionnent. Si vous aimez les découvertes, c’est l’adresse idéale.
Pour y aller, notez l’adresse : Di Giù – 34, rue des Vinaigriers, 75010. Passez tôt le matin pour les viennoiseries ou en fin d’après-midi pour une part de pizza fraîchement sortie du four.


