Il y a quelque chose d’inattendu derrière les fourneaux étoilés. Thierry Marx mène depuis des décennies une existence partagée entre une maison singulière en plein Paris et des voyages réguliers au Japon. Vous allez découvrir comment ces allers-retours nourrissent sa créativité et son rapport à la nature.
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Un chef doublement étoilé qui vit à deux vitesses
Thierry Marx est l’un des visages majeurs de la gastronomie française. À 66 ans, il dirige notamment Sur Mesure au Mandarin Oriental à Paris et supervise également Onor dans le VIIIe arrondissement. Pourtant, sa vie ne se limite pas aux cuisines. Depuis 35 ans, il se rend au Japon tous les trois mois. Vous imaginez le rythme : un trajet d’environ 10 000 km qui revient comme un rituel.
Pourquoi le Japon ? Une attirance pour l’équilibre
Le chef explique qu’il est fasciné par une culture où tradition et innovation coexistent sans heurts. Là-bas, il retrouve un sens du geste, de l’artisanat et un civisme qu’il admire. Il prend aussi des cours de japonais pour mieux comprendre les nuances locales et approfondir ses relations.
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Ce n’est pas de la simple curiosité touristique. Ces séjours sont pour lui des moments de ressourcement. Il n’aime pas « farnienter ». Il préfère observer un arbre, sentir la pluie, regarder les coraux sous l’eau. Ces expériences influencent son rapport au vivant et son travail en cuisine.
Activités : snorkeling, judo, jujitsu et treks
Sur place, vous le retrouveriez loin des plages bondées. Il pratique le snorkeling pour voir les coraux. Il poursuit aussi un entraînement martial très régulier. Inscrit au judo à 12 ans par sa mère pour canaliser son énergie, il a gardé cet engagement. Aujourd’hui, il fait du judo et du jujitsu cinq fois par semaine, le matin.
Le chef est également passionné de trek. Il marche dans des régions d’Asie — Cambodge, Laos, Vietnam — mais encore aux États-Unis ou au Canada. Ses treks sont souvent en autonomie : sans téléphone, avec carte et boussole, il part pêcher, allumer un feu et revenir à l’essentiel. Ces parenthèses sont autant de pauses pour se déconnecter du stress et des écrans.
La maison parisienne : potager privé et cabine de ski
De retour à Paris, Thierry Marx habite une maison peu commune. Elle comporte une cuisine immense où il peut expérimenter, un potager privé en ville et même une cabine de ski. Ce contraste — potager en plein Paris, voyages lointains et pratiques sportives — révèle une volonté de concilier racines et horizons.
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Vous pouvez imaginer le chef qui passe du soin des légumes cultivés sur son toit aux plongées tropicales à l’autre bout du monde. Ces oppositions nourrissent son inventivité et son exigence professionnelle.
Un rapport concret à la vie quotidienne
Thierry Marx ne pose pas seulement en aventurier. Il aborde la vie pratique avec simplicité. Il a reconnu publiquement utiliser des produits surgelés de certaines enseignes et n’hésite pas à casser quelques idées reçues sur l’alimentation des chefs. Cette honnêteté vous surprendra peut-être. Elle montre qu’un grand cuisinier sait aussi faire des choix pragmatiques.
Ce que cela apporte à son travail
Ces voyages répétés et ces entraînements physiques changent sa manière de concevoir la cuisine. La sensibilité au vivant, l’attention aux gestes d’artisan, la discipline du sport et l’autonomie des treks transparaissent dans ses assiettes. Vous sentez, derrière chaque plat, une recherche de l’équilibre entre esthétique et utilité.
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Pourquoi cela vous parle
Il y a quelque chose d’inspirant dans cette double vie. Si vous travaillez beaucoup ou si vous cherchez un moyen de vous ressourcer, l’exemple de Thierry Marx interroge. Prendre le temps de revenir à l’essentiel, pratiquer un sport régulier, ou simplement observer la nature peuvent changer votre regard sur votre métier et votre quotidien.
Alors, que retiendrez-vous de cette histoire ? Peut-être l’idée qu’un rythme apparemment effréné peut, paradoxalement, être la source d’une grande sérénité créative.


